, I 1800 1807-1808

.

1.

Tippoo-Saeb, Bonaparte, membre de linstitut national, general en chef.

On vous a deja instruit que jetais arrive sur les bords de la mer Rouge a la tete dune armee innombrable et invincible, plein du desir de vous affranchir du joug de fer de lAngleterre. Je saisis avec empressement cette occasion de vous faire connaitre le desir ou je suis dapprendre de vous meme, par la voie de Mascat et de Mokka, votre situation politique. Je desireais meme, que vous puissiez envoyer a Suez ou au Caire une personne intelligente et revetue de votre confiance qui put saboucher avec moi. Que le Tout-Puissant augmente Votre grandeur et detruise vos ennemis!

17 1799 .

2.

(Memoires pour servir a lHistoire de France sous Napoleon) , 1801 ., :

Citoyen, premier Consul, Je ne vous ecris point pour entrer en discussion sur les droits de lhomme ou du citoyen; chaque pays se gouverne comme il lentend. Partout ou je vois a la tete dun pays un homme qui sait gouverner et se battre, Mon coeur se porte vers lui. Je vous ecris pour vous faire connaitre le mecontentement que jai contre lAngleterre, qui viole tous les droits des nations, et qui nest jamais guidee que par son egoisme et son interet. Je veux munir avec vous pour mettre un terme aux injustices de ce gouvernement. [95]

18 1800 :

Monsieur le Premier Consul, Il est du devoir de ceux a qui Dieu a remis le pouvoir de gouverner les peuples de penser a soccuper de leur bien-etre. Je vous propose a cette fin de convenir entre Nous des moyens de finir et de faire finir les maux qui desolent depuis onze ans lEurope entiere. Je ne parle, ni ne veux discuter, ni des droits de lhomme, ni des principes des difffrents gouvernements que chaque pays a adoptes. Cherchons a rendre le repos, et le calme au monde dont il a tant besoin et qui semble etre si conforme, aux lois immuables de lEternel. Me voici pret a vous ecouter et mentendre avec Vous. Et je crois etre dautant plus fonde en droit de Vous le proposer que Jetais loin de la lutte a la quelle, si meme Jai participe, en a ete que comme auxiliaire fidele de ceux qui ne lont pas ete vis-a-vis de Moi. Vous connaissez deja et saurez encore ce que Je propose, ce que Je desire, mais ce nest pas tout. Je vous invite a retablir avec Moi la paix generale, qui, si Nous le voulons, difficilement pourrait Nous etre ravie. Cest Vous en dire assez, pour vous faire apprecier Ma facon de parler et Mes sentiments. Que Dieu Vous ait en sa sainte et digne garde. . M. . .

Paul.

3.

2 1808 .

Monsieur mon Frere. Le Gr-al Savary vient darriver. Jai passe des heures entieres avec lui, pour mentretenir de Votre Majeste. Tout ce quil ma dit, ma ete au coeur, et je ne veux pas perdre un moment pour La remercier de toutes les bontes quElle a eues pour lui et quElle a pour mon ambassadeur. Votre Majeste aura vu les derniers discours du Parlement dAngleterre, et la decision ou lon y est de pousser la guerre a outrance. Dans cet etat de choses, jecris directement a Caulaincourt. Si Votre Majeste daigne lentretenir, il Lui fera connaitre mon opinion. Ce nest plus que [96] par de grandes et vastes mesures, que nous pouvons arriyer a la paix et consolider notre systeme. Que Votre Majeste augmente et fortifie son armee. Tous les secours et assistance que je pourrai Lui donner, Elle les recevra franchement de moi; aucun sentiment de jalousie ne manime contre la Russie, mais le desir de Sa Gloire, de Sa prosperite, de Son extension. Votre Majeste veut-Elle permettre un avis a une personne qui fait profession de Lui etre tendrement et vraiment devouee. Votre Majeste a besoin deloigner les Suedois de sa capitale; quElle etende de ce cote sa frontiere, aussi loin quElle le voudra. Je suis pret a ly aider de tous mes moyens. Une armee de 50 mille hommes Russe-Francaise, peutetre meme un peu Autrichienne, qui se dirigerait par Constantinople sur lAsie, ne serait pas arrive sur lEuphrate, quelle ferait trembler lAngleterre et la mettrait aux genoux du continent. Je suis en mesure en Dalmatie; Votre Majeste lest sur le Danube. Un mois apres que nous en serions convenus, larmee pourrait etre sur le Bosphore. Le coup en retentirait aux Jndes, et lAngleterre serait soumise. Je ne me refuse a aucune des stipulations prealables nessaires pour arriver a un si grand but. Mais linteret reciproque de nos deux Etats doit etre combine et balance. Cela ne peut se faire que dans une entrevue avec Votre Majeste, ou bien, apres de mures conferences entre Romanzow et Caulaincourt, el lenvoi ici dun homme qui fut bien dans le systeme. M-r Tolstoy est un brave homme, mais il est rempli de prejuges et de mefiance contre la France, et est bien loin de la hauteur des evenements de Tilsit, et de la nouvelle position oil letroite amitie, qui regne entre Votre Majeste et moi ont place lunivers. Tout peut etre signe et decide avant le 15 Mars. Au 1 May nos troupes peuvent etre en Asie, et a la meme epoque les troupes de Votre Majeste, a Stockholm. Alors les Anglais menaces dans les Indes, chasses du Levant seront ecrases sous le poids des evenements dont latmosphere sera charge. Votre Majeste et moi aurions prefere les douceurs de la paix et de passer notre vie, au milieu de nos vastes Empires, occupes de les vivifier et de les rendre heureux par les arts et le bienfaits de ladministration. Les ennemis du Monde ne le veulent pas. Il faut etre plus grands, malgre nous. Il est de la sagesse et de la [97] politique de faire ce que le destin ordonne, et daller ou la marche irresistible des evenements nous conduit. Alors cette nuee de pygmees, qui ne veulent pas voir que les evenements actuels sonttels, quil faut en chercher la comparaison dans lhistoire et non dans les gazettes du dernier siecle, flechiront, suivront le mouvement que Votre Majeste et moi aurons ordonne, et les peuples Russes seront contents de la gloire, des richesses et de la fortune, qui seront le resultat de ces grands evenements. Dans ce peu de lignes, jexprime a Votre Majeste mon ame toute entiere. Louvrage de Tilsit reglera les destins du monde. Peut-etre de la part de Votre Majeste, et de la mienne un peu de pusillanimite nous portait preferer un bien certain et present a un etat meilleur et plus parfait: mais puisquenfin lAngleterre ne veut pas, reconnaissons lepoque arrivee, des grands changements et des grands evenements. Sur ce je prie Dieu quil Vous ait, Monsieur Mon Frere, en sa sainte en digne garde.

De Votre Majeste Imperiale

Le bon Frere

Napoleon.

a Paris. Le 2 Fevrier. 1808.

. M. . .

4.

I , 1- 1808 ., 2- .

Monsieur mon Frere. La lettre de V. M. du 2 fevrier ma replace au temps de Tilsit dont le souvenir me restera toujours si cher. En la lisant je croyais me retrouver a ces heures que nous passions ensemble, et je ne puis asser Lui exprimer tout le plaisir quElle ma cause. Les vues de V. M. me paraissent aussi grandes que justes. Il etait reserve a un genie aussi superieur que le Sien de concevoir ce plan si vaste, cest ce meme genie qui en guidera lexecution. Jai exprime avec franchise et sans reserve au G-al Caulaincourt les interets de mon Empire et il est charge de presenter a V. M. mes idees. Elles ont ete discutees a fond entre lui et Romantzoff et si V. M. adhere, je Lui offre une [98] armee pour lexpedition des Indes, une autre pour laider a semparer des echelles situees dans lAsie mineure. De meme jecris aux differents commandants de ma flotte detre entierement aux ordres de V. M. Jespere quElle reconnaitra dans toute ma conduite le desir constant de Lui prouver toute ltendue des sentiments que je Lui ai voues, de meme que celui de resserer de plus en plus les liens qui nous unissent et qui doivent influer sur les destins du monde. Si les idees que je propose a V. M. sont daccord avec les Siennes, je suis pret a me rendre a lentrevue quElle desire avoir avec moi. Je men fais une fete davance et il ne me faut que 15 jours pour arriver a Erfurt, lieu qui me semble le plus propre pour nous reunir. Le G-al Caulaincourt est charge dexpliquer a V. M. les raisons qui me le font preferer. Jenvisage ce moment comme un des plus beaux de ma vie. La conquete de la Finlande na pas ete differee; mes armees occupent deja les points les plus importants et marchent sur Abo, tandis quon bombarde Sveaborg. Je compte que dans peu tout sera fini de ce cote et le moment ou lAngleterre doit flechir ne me parait plus eloigne. Sur ce je prie Lieu etc. etc.

Alexandre.

Petersbourg, 1 Mars 1808.

. M. . .

5.

I 1809 . , .

Monsieur mon Frere! Jai conclu ma paix avec la Suede. Le C-te Romantzoff par mes ordres a communique le traite au ministre de V. M. pour quil soit mis sous ses yeux. Elle y aura vu que la Suede est forcee dadherer au systeme continental, de fermer ses ports aux vaisseaux Anglais, soit de guerre, soit marchands; que les modifications quelle peut obtenir, sont entierement dependantes de ce que V. M. voudra lui accorder, enfin que la Suede cede a la Russie la Finlande avec les iles dAland. Dans quelques jours jattends les ratifications. Je prie V. M. detre bien persuadee que lalliance qui nous unit si etroitement va recevoir une [99] force nouvelle par les avantages que ce traite procure a la Russie. Cest maintenant que le systeme dunion avec la France acquiert aux yeux de ma nation tout son credit. Que je serai heureux dapprendre que V. M. a termine de meme avec lAutriche. Alors tournant tous nos efforts reunis directement contre lAngleterre, nous obtiendrons cette paix generate, objet de tous les voeux. Dapres des nouvelles qui me sont parvenues et que je charge son ambassadeur de Lui transmettre, ce resultat parait etre moins difficile a obtenir quil ne parait au premier abord. Je reitere a V. M. lexpression de tous les sentiments quElle me connait pour sa personne et qui sont aussi sinceres quinebranlables. Sur ce je pris Dieu etc. etc. etc.

Alexandre.

Petersbourg, Septembre 1809.

. M. . .

6.

1799 :

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3

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4

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24 16

6

3

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2

2

13

141

179

7.

, 16 1807 .

..Je ne sais rien de lAngleterre; jignore absolument ses dispositions. Je prepare mes flottes et mes flottilles, et il me semble que le moment nest pas eloigne, ou nous pourrons chasser les Anglais de tout le continent. Je pense meme que la Suede et lAutriche ne sont pas tres loin de prendre parti contreux... . M. . . [100]

8.

, 28 1807 , .

...Il me semble quil nous sera facile de chasser les Anglait de tout le continent dEurope: une declaration commune produirais cet effet... . M. . .

9.

, 7 1807 ., .

...Je recois au meme instant la lettre de Savary du 4 novembre, que mapporte un de ses officier, et la declaration que Votre Majeste a fait passer a la cour de Londre. De toutes les puissances du continent il ne reste que la Suede qui soit en paix avec lAngleterre: Votre Majeste mettra probablement bon ordre. Je suis vraiement heureux de voir se consolider louvrage de Tilsit... . M. . .

, 3 1807, , , :

...Jai rompu avec les Anglais. Au lieu de decembre, comme nous etions convenus, cest en octobre que le tout ete termine....

. M. . .

10.

12 .

Art. 12. Si les demarches faites par les deux hautes parties contractantes pour ramener la paix sont infructueuses soit que lAngleterre elude la proposition qui lui sera faite, soit que les negotiations soient rompues, Leurs Majeste Imperials se reuniront de nouveau dans un delai de (?) pour sentendre sur les operations de la guerre commune, et sur les moyens de la poursuivre avec toutes les forces et toutes les ressources des deux Empires.

. M. . . [101]

12.

- 124 , . : 86 ; 30 , 8 , , . , , 86 , , 38, 48 , , . :

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: , I 1800 1807-1808 // , . XXIII. . 1892

- ?. ?. 1892
- hietmar. 2018
OCR - . 2018
- . 2001
. 1892